Mardi 14 novembre 2006
Alléché par le casting (Romain Duris) et par les références à la Nouvelle Vague du réalisateur
Christophe Honoré, je suis allé voir le film Dans Paris.L'histoire de Paul (Romain Duris), photographe trentenaire, déboussolé et dépressif après sa séparation d'avec Anna (Joanna Preis), et qui revient dans le cocon familial : son frère Jonathan (Louis Garrel) et son père (Guy Marchand). Le père est un papa poule inquiet, limite gâteux, dépassé par les événements, pendant que Jonathan cultive la légèreté et les conquêtes féminines. Ce sont ces conquêtes, au gré d'une course contre la montre pour rejoindre les grands magasins, où Paul doit rejoindre Jonathan, qui rythment le film.
Le film reprend quelques techniques de la Nouvelle Vague, avec plus ou moins de succès : l'interpélation du spectateur face caméra par Jonathan en début de film sonne faux, car trop écrit ; le dialogue chanté entre Paul et Anna, "Avant la haine" est extrêmement émouvant ; les scènes de faux patinage et de vrai badinage amoureux entre Jonathan et Alice (Alice Butaud) sont merveilleuses ; les dialogues très écrits entre Paul et la fille qui croit qu'il va pleuvoir rappellent les délires verbaux de Belmondo dans Pierrot Le fou. Le tout dégage une vraie énergie, avec des notes d'humour : lorsque Paul fait du yaourt en écoutant Kim Wilde, et jusqu'à sa manière de sauter du pont, genre cascade à la Jean Marais, qui n'a rien à voir avec l'idée qu'on peut se faire d'un suicide, sans parler de la fantaisie de Jonathan (la rencontre avec la femme en scooter (Héléna Noguerra)).
Bref c'est plutôt réussi, malgré quelques scènes tape à l'oeil ou racoleuse (la danse d'Anna) mais il ne faut pas se cacher que le fond est extrêmement sombre, comme le dénote la discussion entre Paul et Alice sur cette douleur d'être qu'il faut arriver à gérer. Paul vient affronter ses problèmes en famille, mais Jonathan est en fuite (de lui-même ?) : le plus en danger n'est peut-être pas celui qu'on croit.
Mention spéciale à Romain Duris qui comme souvent (De battre mon coeur s'est arrêté, de Jacques Audiard ou Exils de Tony Gatlif) arrive à incarner toute la violence intérieure de ses personnages, toute cette haine de soi qui fait que Paul n'est pas capable d'aimer Anna.
Site internet : http://www.dansparis-lefilm.com/


A chaque fois que je vois un film de Brian De Palma, c'est la même chose : le sujet semble intéressant, mais ça fait "pschittt" : des plans intéressants, mais pour dire quoi ? des clins d'oeil aux grands réalisateurs du passé (Hitchcock, Antonioni), et alors : à quoi bon faire de pâles copies quand on peut voir les originaux ? Brian de Palma est cultivé, mais bien souvent ses films ne sont pas habités*. C'est le cas avec
Pour parodier l'oeuvre de Luigi Pirandello, Alain Resnais aurait pu sous-titrer son film
Dans le cadre du cycle
Bien sûr, tous les critiques ont souligné que
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