Présentation

Recherche

Liens

Bande dessinée

Dimanche 15 avril 2007

 Pour la première fois, je vous propose une chronique sur une bande dessinée, avec ...Courent dans la montagne, de F'murrr. Cette BD est le quatorzième tome d'une fameuse série, Le génie des alpages... Le premier tome est sorti en 1976 !

F'murrr est le pseudonyme de Richard Peyzanet, né en 1946. Il commence à Pilote en 1971, où il publie les premières planches du Génie des alpages en 1973... puis il passe  au Canard Sauvage, à Circus, puis à Fluide Glacial et à Métal Hurlant. Un sacré parcours ! en dehors de cette série, il a fait d'autres choses, mais ce n'est pas le lieu d'en parler, hein!

Alors qu'est-ce que c'est Le génie des alpages ?

Ce sont les tribulations loufoques d'Athanase Percevalve, berger, de son chien, de Romuald, son bouc, et de ses brebis, toutes au nom le plus bizarre les uns que les autres (tombed-kamione, la brebis anglaises, pixelle, ou encore chicoungougnette). Tous parlent : les brebis dissertent, se font insolentes, rageuses, le chien sans nom est un féru de littérature et de philosophie... pendant qu'Athanase regarde tout ça avec distancce et souvent abasourdi.

Dans ce quatorzième tome, les brebis s'interrogent sur des questions aussi fondamentales que "pourquoi serait-ce plus bô en hô qu'en bâ ?", on y apprend ce qu'est l'intuition, un mauvais présage, ce qu'est un rhinograde, pourquoi certaines brebis ont mal aux pieds, la différence ontologique entre le yin et le yang, entre l'auguste et le clown blanc, ce qu'est la paranoïa, mais surtout, surtout on se marre !

Peut-être un peu moins délirant que les tomes les plus anciens (en tout cas ceux que j'ai pu lire : Hi-yo c'est l'écho, Dans les nuages et Monter, descendre, ça glisse pareil), mais on retrouve cet esprit surréaliste et rempli de non sens qui a fait la richesse de la série : en deux, trois planches maxi, avec utilisation très maline des seconds plans, F'murrr nous ébaubit.

 

A lire : ... Courent dans la montagne, de F'murrr, Dargaud, 48 pages, 9,80 €

Pour aller plus loin : un excellent blog, très complet,  http://bdm.typepad.com/legeniedesalpages/

PS : un grand merci à Manu pour m'avoir fait découvrir cette BD !

Par François
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Lundi 16 juillet 2007

"Serviteur de Dieu" (Abdallahi, en arabe), telle est la signification du nom que René Caillié (1800-1839) a choisi pour accomplir son dessein.

Quel dessein ? être le premier blanc à explorer le Maroc, le Sénégal, et à atteindre la ville mythique de Tombouctou, au Mali.

Pour ce faire, il se fait passer pour un blanc converti à l'Islam... puis les mensonges s'ajoutent aux mensonges, mais peu à peu "Abdallahi" apprend à connaître la vérité sur soi.

Tout au long de cette odyssée, les rencontres et épreuves lui permettent de s'interroger sur le sens de sa quête, sur le sens de sa vie : lorsqu'il rencontre les Bagos, il pense avoir trouvé le paradis sur terre ; lorsqu'il est atteint du scorbut, il recourt à la prière pour tenir bon.

Ce premier tome des aventures de ce fils de bagnard d'origine charentaise, accompagné du fidèle et mystérieux Arafanba, nous jette au coeur d'une Afrique inconnue... nous sommes emportés grâce à la grande beauté des planches, qui sont de véritables peintures (gouache ?), avec d'innombrables nuances, dans des tons très chaleureux.

C'est d'ailleurs ce qui m'avait de prime abord attiré dans cette bande dessiné : une très belle exposition présentait à Étonnants Voyageurs, à Saint Malo, quelques unes des planches de ce premier tome et du second, que j'ai hâte de découvrir !

 

A lire : Abdallahi [première partie], de Dabitch & Pendanx, Futuropolis, 2006, 15 €

 

PS : ci-contre, la très belle dédicace que m'a faite Pendanx, à Étonnants voyageurs...

Par François
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 2 octobre 2007

Au mois de juillet dernier, j'avais chroniqué le premier tome des aventures d'Abdallahi, alias René Caillié (cf. ma chronique de l'époque). J'étais impatient de pouvoir lire la seconde partie de ses aventures, qui rappelons-le, sont basées sur des faits réels et devaient emmener ce Charentais d'origine vers Tombouctou.

Cette deuxième partie est justement l'occasion de découvrir cette mythique Tombouctou, à travers les yeux d'Abdallahi, de percer les mystères du fidèle et mystérieux Arafanba, et de suivre le retour d'Abdallahi vers la "civilisation", via ses délires liés à la maladie, qui sont l'occasion de planches oppressantes de la part des auteurs.

Cette bande dessinée est autant une réussite du point de vue visuel que narratif, car les planches sont d'une grande beauté, et le récit parfaitement maîtrisé, laissant assez de place à l'imagination et à l'interprétation, notamment en ce qui concerne le but réel du voyage de René Caillié, ainsi que sur sa relation à l'Islam, aussi

Un petit texte en fin de volume permet de faire la part de ce que les auteurs de la BD ont inventé de ce que René Caillié a réellement vécu, et pose un regard intéressant sur la manière dont les différents régimes politiques français ont interprété la trajectoire de ce personnage : "le plus int répide voyageur des temps modernes" (Jules Verne), ouvreur de l'empire colonial au XIXème siècle, symbole du triomphe de la volonté sous Pétain, premier africaniste plus tard... à chaque époque son René Caillié !

 

A lire : Abdallahi [deuxième partie], de Dabitch & Pendanx, Futuropolis, 2006, 16,50 €

 

PS : ci-contre, la très belle dédicace faite par Pendanx à une amie, à Étonnants voyageurs...

Par François
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 20 novembre 2007

 Tout d'abord, il y a la beauté des images. Chaque vignette de Ma'at, la bande dessinée créée par Simon G. Phelipot est une oeuvre en soi, au propre comme au figuré : ce sont des peintures à l'huile photographiées et retravaillées à l'ordinateur. Dans ces conditions, on comprend qu'il ait fallu quarante mois à son auteur pour venir à bout du premier tome de cette trilogie !

Ensuite, il y a l'histoire. De la science-fiction : des phénomènes étranges se produisent dans un futur pas si éloigné ou le monde est aux mains de multinationales qui ont supplanté les états. L'origine de ces phénomènes étranges est une jeune fille, qui semble dégager une énergie considérable ; on la suit, en train de se remémorer, de manière fragmentée son passé. Il est question de disparitions mystérieuses, d'amour, de manipulations génétiques.

Il faut se laisser porter par la force des images, qui sont souvent proches de l'abstraction, et il est nécessaire d'effectuer plusieurs lectures pour bien rentrer dans cette oeuvre ambitieuse. Si Simon G. Phelipot avait été cinéaste, disons dans les années 60, il aurait peut-être réalisé 2001 : l'odyssée de l'espace à la place de Stanley Kubrick...

 

A lire : Ma'at (première partie), de Simon G. Phelipot, éditions Carabas, octobre 2007, 95 pages, 18 €.

Par François
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Publicité

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Agenda

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus