Une canaille et demie, de Iain Levison

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Une canaille et demie est le troisième livre de Iain Levison publié en France, chez Liana Levi, après Un petit boulot (2003) et Tribulations d'un précaire (2007).
Comme dans Un petit boulot, on retrouve une histoire totalement amorale et pourtant totalement réjouissante.
Dixon est un braqueur sans état d'âme, très malin ; Elias est un professeur d'histoire laborieux dans une université de seconde zone, qui semble avoir obtenu son diplôme (comme son père) dans une pochette surprise et dont le seul rêve est de passer dans un talk show et faire un succès de scandale ; Denise est une brillante agent du FBI qui s'est très vite aperçue que sa carrière était bloquée en raison d'un simple petit détail : c'est une femme.
Ces trois trajectoires vont se croiser quand, après un casse dont il est le seul à se sortir, Dixon se retrouve chez Elias, qu'il a surpris dans une position légèrement compromettante. Denise a envie de sortir de son bureau de New York, de se payer un petit séjour à la campagne, et se lance à la poursuite des billets disparus.
Non, justice ne sera pas rendue, et Iain Levison semble nous dire des choses bien sombre sur la manière de réussir sa vie Outre-Atlantique : le cynisme est roi, mais le roman est porté par une verve telle qu'on n'en fait pas un drame... on a juste aperçu un petit bout de l'envers du décor du rêve américain, et on y prend une bonne dose de plaisir !

A lire : Une canaille et demie, de Iain Levison, traduit de l'américain par Fanchita Gonzalez Batlle, chez Liana Levi, 9 €

Publié dans Littérature

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