Concert d'été, le 21/08/08, sous la Grande Halle du Triangle, à Rennes

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Depuis de nombreuses années, l'Orchestre de Bretagne donne rendez-vous fin août aux mélomanes et aux curieux de musique classique. Ce sont les "Concerts d'été", gratuits, qui permettent au plus grand nombre de découvrir la musique classique dans un cadre moins rigide que les concerts habituels.
Cette année, ce rendez-vous prend une allure de mini festival, car pas moins de six soirées sont proposées en une semaine, dans des formations et des répertoires très variés.
Ce jeudi, l'Orchestre avait laissé place à Frank Braley, pianiste qui sera artiste associé tout au long de la saison 2008-2009.
Pianiste virtuose, il a exploré un répertoire de musique classique inspiré par le jazz, avec la musique cubiste de Stravinsky, la vision mécaniste de Paul Hindemith, les recherches de couleurs de Debussy dans ses Préludes (qui préfigurent le travail d'un Bill Evans), et bien sûr les oeuvres de l'incontournable George Gershwin.
Très pédagogue, Frank Braley a pris le temps d'expliquer chaque oeuvre, sans que cela brouille la perception immédiate qu'on pouvait en avoir. On retiendra la merveilleuse version de "Rhapsody in blue", transcrite pour piano par George Gershwin soi-même, ainsi que plusieurs chansons, dons la plus réussie était à mon sens "The man I love". On peut retrouver ces oeuvres dans un très bel enregistrement réalisé par Frank Braley en 2005, dans lequel on retrouve la fougue dont a fait preuve le pianiste sous la Grande Halle du Triangle.
L'Orchestre de Bretagne avait aussi eu la bonne idée de proposer une deuxième partie plus directement jazz, avec le Guillaume Saint James quartet, qui, en cohérence avec le programme proposé par Frank Braley, a interprété un certain nombre de standards signés Gershwin : "A foggy day", "I got rhthm", The man I love" (très belle version, làa aussi !), "Summertime", ainsi que des compositions de Guillaume Saint James : "Les poissons rouges", "Dave Brubach", "Bug". Emmenés par le drive et l'énergie de Stéphane Stanger à la batterie, par la basse volubile de Jérôme Séguin, le quartet nous a offert une musique gorgée de swing... La complicité de Guillaume Saint-James avec ses musiciens, leur plaisir de jouer ensemble étaient palpables, et chacun, notamment Erwan Boivent à la  guitare, nous ont offert de généreux solo, tout en restant toujours "ensemble".
A signaler que Guillaume Saint James assure la programmation d'un nouveau festival de jazz, qui se déroulera les 20 et 21 septembre prochain, à Hédé : Jazz aux Écluses... prenez en bonne note !

A écouter :
- George Gershwin, par Frank Braley, chez Harmonia Mundi, 2005
- Meteo songs, de Jazzarium, sextet emmené par Guillaume Saint James, 2008

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