Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal, de Steven Spielberg

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Vous me croyez, si je vous dis que j'ai bien aimé ce film ?
Le principe, avec ce genre de film, c'est de ne pas y chercher plus que leur auteur a voulu y mettre.
Steven Spielberg a voulu nous divertir, et il y arrive parfaitement.
Nous divertir de quoi, me direz-vous ? Les plus radicaux diront que c'est une manière d'occuper nos cerveaux et nos yeux, de nous vider un peu les poches au passage, pendant que les grands de ce monde s'occupent de nos destins... D'autres diront que c'est juste une manière de relâcher la pression pendant deux petites heures, face à une vie qui n'est pas toujours facile.
Je dirais que j'étais plutôt dans la seconde disposition en allant voir ce film.
A trois reprises, j'avais déjà passé du bon temps avec Indiana Jones (je veux parler des trois premiers épisodes). Ici, on retouve les ingrédients des épisodes précédents : humour, cascades, traîtres, combats à n'en pas finir, peur des serpents, lutte contre le "Mal", incarné ici par une soviétique (Cate Blanchett). Nous sommes en 1957, en plein coeur de la guerre froide, ce qui donne l'occasion à Spielberg de faire une reconstution très drôles des années 50 aux États-Unis : rock'n'roll, Harley davidson, essais nucléaires dans le désert. Qu'on apprécie ou non les histoires d'extra-terrestres (car c'est ce dont il s'agit ici), le spectacle est rythmé, les clins d'oeil aux épisodes précédents ne manquent pas, jusqu'au retour de l'héroïne du premier épisode.
Le scenario est assez malin pour intégrer le temps qui a passé depuis le précédent épisode : Harrison Ford a pris 20 ans, Indiana Jones aussi, et il se retrouve un peu dans le rôle que son père (Sean Connery) interprétait dans le précédent épisode. Le jeune Mutt Williams, qui accompagne Indie dans cette aventure est une caricature très drôle (volontairement ?) du jeune rebelle des années 50 : lorsqu'il apparaît, on croit voir apparaître Marlon Brando !
Le happy end est de rigueur, mais ce genre de film est un bon antidote contre le blues d'une fin de dimanche après-midi...

A voir : Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal, de Steven Spielberg, 2008

Publié dans Cinéma

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Matthieu 02/06/2008 10:33

Oui c'était très drôle ! Beaucoup de réferences aux anciens effectivement, et même à Star Wars (à l'épisode III quand la méchante et le jeune se battent à l'escrime sur les jeeps en train de rouler > combat anakin/Obi wan au dessus de la lave sur des suspenseurs). Vraiment bien, et puis le second degré assez cartoon pour la scène du frigo au début...TORDANT !