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  • : le blog francoisderennes par : François
  • : Un regard sur l'actualité culturelle (musique, littérature, cinéma, expositions) rennaise, bretonne, voire intergalactique !
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Dimanche 2 novembre 2008 7 02 /11 /Nov /2008 16:20

Depuis la fermeture de ce blog, j'ai reçu un certain nombre de messages regrettant cette fermeture. J'ai moi-même ressenti le besoin de continuer à partager les moments artistiques (et autres) que je pourrais être amené à vivre dans ma nouvelle région...
C'est pourquoi j'ai décidé de créer un nouveau blog, intitulé "Un monde plus coloré...".
Vous le verrez, il ne s'agira pas ici exclusivement d'art, mais aussi du regard qu'on peut porter sur les choses. Bien sûr, il y sera beaucoup moins question de l'actualité culturelle rennaise, mais j'espère que tous les rennais qui ont pu me lire sur ce blog le feront sur le nouveau... Et le blog "Françoisderrennes" continuera à être visible... A bientôt !

Publié dans : Accueil du blog
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Jeudi 4 septembre 2008 4 04 /09 /Sep /2008 22:52

Depuis presque deux ans, j'ai animé ce blog avec à l'esprit le désir de partager mes coups de coeurs en matière de concerts, de films, de littérature, d'expositions, de disques, de bande dessiné et de théâtre... Si j'en crois les statistiques, vous m'avez fait l'honneur d'être quotidiennement une trentaine à venir consulter les pages du blog. Certains m'ont laissé des commentaires, presque toujours positifs ; et même lorsque les positions divergeaient, cela s'est toujours (à une exception près) passé dans la courtoisie.
Il m'est même arrivé de recevoir des messages des artistes eux-même... immense honneur d'avoir le resenti d'un créateur sur le resenti d'un amateur...
210 articles publiés en moins de deux ans, c'est un bon rythme, non ? En tout cas, le plaisir d'écrire, de pouvoir exprimer et affirmer mes propres goûts ont été immenses !
Des raisons professionnelles m'entraînent à quitter la bonne ville de Rennes. Dès lors, il devenait difficile de poursuivre l'aventure, mais je ne dis pas que ce blog ne renaîtra pas sous une nouvelle forme...
Vivent les espaces de liberté que sont les blogs !

                                                                                                                                    François

PS : le tableau est signé Le Lorrain : Port de mer au soleil couchant (1639)

Publié dans : Divers
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Samedi 30 août 2008 6 30 /08 /Août /2008 17:02

Si je vous dis "Islande", vous me répondrez sûrement "Bjork", "Sigur Ros", "les sagas", "le Blue Lagoon", peut-être "Arnaldur Indridason", "Baltasar Kormákur"... Je vous propose d'ajouter un nom à cette liste : celui de Sólveig Anspach. Cette réalisatrice n'en est pourtant pas à son coup d'essai, ayant déjà signé quatre fictions et de nombreux documentaires, mais je dois avouer que c'est le premier de ses films que je voyais avec Back Soon (Skrapp út en islandais).
Et quel film ! Ceux qui sont allés en Islande auront peut-être l'impression d'être passé à côté de quelque chose en découvrant la vie que mènent les personnages de ce film.
Anna Halgrimsdottir (Didda Jonsdottir, complètement barrée) est une poétesse qui fait commerce de drogue (ou l'inverse). Elle en a un peu marre de cette vie et décide de vendre son portable, qui contient les coordonnées de la moitié des camés de Reykjavik... Malheureusement son chemin croise celui de son frère, peu coopératif, d'une jeune irlandaise mystique, d'un ami qui a fait une tentattive de suicide, d'un thésard français venu la rencontrer, d'une oie gloutonne...
Autant de contretemps qui font que ses clients, issus de toutes les catégories sociales, s'inquiètent (légèrement) et squattent chez elle, improvisant une soirée où les produits illégaux circulent dans tous les sens.
Au milieu de cette fête les enfants d'Anna vivent sans trop se poser de questions... c'est sans compter sur le retour du père de l'aîné, qui leur propose de les rejoindre dans sa ferme aux States.
Je passe sur les différents quiproquos qui suivront : l'essentiel est dans le ton, dans l'approche des personnages : des doux-dingues, des originaux qui creusent leur sillon ou essayent d'en sortir, au son d'un reggae-dub qu'on n'imaginat pas comme bande son d'un film islandais.
La crudité des mots d'Anna, de sa poésie, alterne avec des séquences pleines d'émotion (quand elle chante son blues au milieu de la lande, avec une guitare venue du ciel).
C'est un film profondément jouissif, même si le fond peut-être par moment un peu sombre : la plupart des personnages cultivent la légèreté, se réfugient dans les paradis artificiels pour ne pas affronter une vie plus que morose... une leçon de vie... pas que ce film soit une incitation à l'usage des drogues, mais plutôt une ode à ceux qui ont l'art d'enchanter la vie par leur regard.

A voir :  Back Soon (Skrapp út), de Sólveig Anspach, 2008 

PS : je vous conseille de rester jusqu'au générique de fin, qui est une ultime excellente séquence...

Publié dans : Cinéma
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Lundi 25 août 2008 1 25 /08 /Août /2008 21:48
Une canaille et demie est le troisième livre de Iain Levison publié en France, chez Liana Levi, après Un petit boulot (2003) et Tribulations d'un précaire (2007).
Comme dans Un petit boulot, on retrouve une histoire totalement amorale et pourtant totalement réjouissante.
Dixon est un braqueur sans état d'âme, très malin ; Elias est un professeur d'histoire laborieux dans une université de seconde zone, qui semble avoir obtenu son diplôme (comme son père) dans une pochette surprise et dont le seul rêve est de passer dans un talk show et faire un succès de scandale ; Denise est une brillante agent du FBI qui s'est très vite aperçue que sa carrière était bloquée en raison d'un simple petit détail : c'est une femme.
Ces trois trajectoires vont se croiser quand, après un casse dont il est le seul à se sortir, Dixon se retrouve chez Elias, qu'il a surpris dans une position légèrement compromettante. Denise a envie de sortir de son bureau de New York, de se payer un petit séjour à la campagne, et se lance à la poursuite des billets disparus.
Non, justice ne sera pas rendue, et Iain Levison semble nous dire des choses bien sombre sur la manière de réussir sa vie Outre-Atlantique : le cynisme est roi, mais le roman est porté par une verve telle qu'on n'en fait pas un drame... on a juste aperçu un petit bout de l'envers du décor du rêve américain, et on y prend une bonne dose de plaisir !

A lire : Une canaille et demie, de Iain Levison, traduit de l'américain par Fanchita Gonzalez Batlle, chez Liana Levi, 9 €
Publié dans : Littérature
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Lundi 25 août 2008 1 25 /08 /Août /2008 18:56
Depuis de nombreuses années, chaqué été, à Rennes, sont organisées Les Estivales de l'orgue, qui sont l'occasion de (re)découvrir à la fois les instruments dont disposent les églises rennaises et le riche répertoire composé pour cet instrument.
Cette année, les concerts, qui se déroulent le dimanche à 16h00, avaient pour thématique un hommage à Olivier Messiaen. Un compositeur qui a durablement marqué la musique contemporaine, à la fois fervent catholique, féru de musique indienne et d'ornithologie, autant d'éléments qui ont profondément marqué sa musique.
Le cinquième concert de la série proposait d'explorer, sous le titre "trajectoires", des liens de maître à élève, mais aussi d'influence et d'amitiés au sein de ce monde musical contemporain.
C'est Yves Krier, auteur de l'excellent livret qui accompagne les concerts, accompagné de l'ensemble Ebruitez-vous, qui interprétaient les oeuvres au programme.
Une très belle mélodie, La lettre, signée Daniel-Lesur, sur un poème de la mère de Messiaen, Cécile Sauvage, ouvrait le concert, avec notamment Marie-Dominique Pellet au chant. Avant d'entendre la musique du maître, Yves Krier, installé à l'orgue du choeur, interprétait les Fioretto de Charles Tournemire, un des maîtres de Messiaen.
Le choix des oeuvres de Messiaen permettait de découvrir toute la diversité de son inspiration, des Poèmes pour Mi, encore marqués par l'héritage, à quelques extraits du fameux Quatuor pour la fin des temps, réarrangés pour l'occasion. Les oeuvres suivantes, interprétées au grand orgue, Méditations sur la Mystère de la Sainte Trinité et Pièces en trio, influencés à la fois par les travaux de ses élèves, par le chant grégorien, par les chants d'oiseaux, montraient un Messiaen très aventureux.
C'est logiquement qu'on entendit ensuite des extraits de Domaines, pour clarinette seule, de Pierre Boulez, sûrement l'élève le plus célèbre de Messiaen. L'acoustique de la Cathédrale ne rendait peut-être pas justice à la précision de ces pièces, mais l'interprétation de Gilles Gastou était intense.
Pour finir, Yves Krier proposa une de ses pièces, clin d'oeil au work in progress sans fin de Boulez, suivi d'une nouvelle très belle mélodie de Daniel-Lesur, sur un poème de Henri Heine.
La cathédrale était bien remplie, et on ne peut que saluer cette initiative (et la météo !) qui permet de découvrir un répertoire exigeant servi par des interprètes de qualité.
Publié dans : Concerts
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